Ciao amici ! Voici le blog qui servira de journal de bord pour tous ceux qui voudront prendre des nouvelles de mes trépidantes tribulations (je sais c'est un pléonasme, mais ça sonne bien, ça fait "sérieux"). Je ne sais pas encore ce que contiendra ce blog exactement, ni s'il sera tenu à jour régulièrement (Ouuuuh ! une rime ! allez j'essaye de terminer le paragraphe comme ça), mais voilà qu'une envie me prend de le faire, et je ne peux non plus vous cacher un projet littéraire (respirez) qui me travaille et qui pourrait bien relever un peu (encore une pause) le niveau de ce bout de web qui ne se prend pas du tout au sérieux (Applaudissements je vous prie!). Affaire à suivre...
Journée du lundi 12 octobre 2009 : L'arrivée
Oui l'arrivée ! Mais qui parle de son arrivée omet de mentionner son départ, car l'un est nécessaire à l'autre, comme vous le savez mes chers enfants. Non? Alors vous êtes biens cons !
Ma journée commence donc à 5h45 lorsque mon réveil sonne affreusement et me tire des deux heures de sommeil que mon insomnie a bien voulu m'accorder. Les préparatifs s'enchaînent et à 6h45 il faut partir. Les "au revoir" de circonstance, plein d'émotions refoulées fusent :
"Au revoir maman, au revoir chérie, au revoir le chien ! "
Je saute dans le camion du patriarche et nous voilà partis pour la gare TGV Haute Picardie (et me voilà qui me remets à la poésie!). Après dix ou quinze minutes d'attente glaciale sur le quai (et oui quand on veut jouer les dandy avec une belle veste et une chemise on se laisse vaillamment piller les tétons), voilà le train qui se gare (Haha! Vous avez compris? Hum! Hum! Oui bon...).
Me voici en deux heures trente à peine à Lyon. Correspondance trente minutes plus tard et nous voilà en route pour quatre heures en direction de Nice. Oui quatre heures puisque nous avons longé la côté, de Marseille, en passant par Toulon, Cannes, enfin toutes les grandes villes côtières, jusqu'au terminus tant attendu. Enfin je la découvre donc pour la première fois cette ville dans laquelle je vais passer deux mois et demi seul. Rapidement je trouve une borne de taxi, mais n'ayant jamais tâter la bête, j'observe l'air de rien de mon œil de lynx (malade) la situation en faisant mine d'attendre tranquillement dans un coin, le portable à la main (Oui pour avoir l'air moins con, c'est une ruse psychologique tout ça ! ).
Tout à coup, soudain, brusquement, me sentant prêt je me lance :
"Tango Charly ! Tango Charly! J'ai repéré ma cible ! Tango Charly! Tango Charly ! Mais bordel, où est Charly?!"
Petit signe timide de la main, mon homme descend, me salue de sone accaing chaingtaing ("de son accent chantant" pour les néophytes), enferme ma valise dans le coffre, et m'embarque destination :
"Les Lauréades, 36 rue... euh route de Turin..."
"Les quoi?"
"Les Lauréades, une résidence universitaire..."
"Ah oui heing, je crois voireuh où ça se situe heing ! "
Outre son accent ridicule (oui le picard est bien plus raffiné, n'est-il pas?), le monsieur me tient la conversation tout le trajet, et me donne même des conseils sur les trajets et transports que j'aurai à emprunter plus tard. Que serait le métier de taxi sans sa valeur sociale? Merci monsieur, c'est bien gentil à vous. Tenez, vos 20 euros !
Me voici enfin devant mes Lauréades. Le gardien (qui parle normalement, enfin il faudra définir la notion de normalité dans cette région d'un point de vue de l'accent, je vous promets de vous donner des nouvelles quand j'en saurais un peu plus) vient m'ouvrir et nous partons faire l'état des lieux du studio que je vais voir pour la première fois (oui je n'avais vu qu'un modèle en vidéo). Pas dégueulasse dis donc, ce serait presque beau et agréable même ! Je m'étonne d'avoir autant le moral, quand tout à coup, soudain, brusquement, le bonhomme s'écrit :
"Putain EDF a coupé le compteur, quelle bande de gros enculés ! "
Bon d'accord il ne l'a pas dit comme ça, mais je trouve que ça donne du caractère au personnage!
"Je vais vous donner leur putain d'numéro, il faudra appeler ces connards pour leur demander de venir remettre cette électricité de merde !"
Me voilà bien triste mes chers lecteurs, imaginez donc le désappointement de votre humble serviteur quand il apprend de la bouche de sa mère (oui appeler EDF d'un potable ça douille ! ) qu'il passeront seulement jeudi après-midi, soit trois jours plus tard!
"Et mon pc alors? La batterie ne tiendra pas plus de deux heures ! Et internet?!! Et La nourriture?!!! Et Jérôme Kerviel?!!!!"
Je vous épargne le passage du moral au plus bas pour vous mener à l'épisode où il remonte un peu. Le gardien revient une heure plus tard et me donne les clefs d'un studio libre pour que je puisse "manger, me laver et passer un peu de temps le soir". Le soir venu (vous avez noté la transition?), je m'installe dans cet appartement et branche mon modem loué juste avant ; un tout petit appareil pas plus grand qu'une gameboy pocket et qui vous fourni une petite connexion pas dégueulasse du tout pour une euro par mois. En fait d'un modem, il s'agit plutôt d'un kit de survie du geek en milieu hostile, c'est à dire en société (exactement ce dont j'avais besoin).
La journée se termine donc par la création de ce blog, et je vais me coucher à 23h dans un studio plongé dans la pénombre, et entamer une petite déprime d'une heure qui me plonge
dans les bras de "Morphéus et coutumes", après une journée si fatigante !
Ma journée commence donc à 5h45 lorsque mon réveil sonne affreusement et me tire des deux heures de sommeil que mon insomnie a bien voulu m'accorder. Les préparatifs s'enchaînent et à 6h45 il faut partir. Les "au revoir" de circonstance, plein d'émotions refoulées fusent :
"Au revoir maman, au revoir chérie, au revoir le chien ! "
Je saute dans le camion du patriarche et nous voilà partis pour la gare TGV Haute Picardie (et me voilà qui me remets à la poésie!). Après dix ou quinze minutes d'attente glaciale sur le quai (et oui quand on veut jouer les dandy avec une belle veste et une chemise on se laisse vaillamment piller les tétons), voilà le train qui se gare (Haha! Vous avez compris? Hum! Hum! Oui bon...).
Me voici en deux heures trente à peine à Lyon. Correspondance trente minutes plus tard et nous voilà en route pour quatre heures en direction de Nice. Oui quatre heures puisque nous avons longé la côté, de Marseille, en passant par Toulon, Cannes, enfin toutes les grandes villes côtières, jusqu'au terminus tant attendu. Enfin je la découvre donc pour la première fois cette ville dans laquelle je vais passer deux mois et demi seul. Rapidement je trouve une borne de taxi, mais n'ayant jamais tâter la bête, j'observe l'air de rien de mon œil de lynx (malade) la situation en faisant mine d'attendre tranquillement dans un coin, le portable à la main (Oui pour avoir l'air moins con, c'est une ruse psychologique tout ça ! ).
Tout à coup, soudain, brusquement, me sentant prêt je me lance :
"Tango Charly ! Tango Charly! J'ai repéré ma cible ! Tango Charly! Tango Charly ! Mais bordel, où est Charly?!"
Petit signe timide de la main, mon homme descend, me salue de sone accaing chaingtaing ("de son accent chantant" pour les néophytes), enferme ma valise dans le coffre, et m'embarque destination :
"Les Lauréades, 36 rue... euh route de Turin..."
"Les quoi?"
"Les Lauréades, une résidence universitaire..."
"Ah oui heing, je crois voireuh où ça se situe heing ! "
Outre son accent ridicule (oui le picard est bien plus raffiné, n'est-il pas?), le monsieur me tient la conversation tout le trajet, et me donne même des conseils sur les trajets et transports que j'aurai à emprunter plus tard. Que serait le métier de taxi sans sa valeur sociale? Merci monsieur, c'est bien gentil à vous. Tenez, vos 20 euros !
Me voici enfin devant mes Lauréades. Le gardien (qui parle normalement, enfin il faudra définir la notion de normalité dans cette région d'un point de vue de l'accent, je vous promets de vous donner des nouvelles quand j'en saurais un peu plus) vient m'ouvrir et nous partons faire l'état des lieux du studio que je vais voir pour la première fois (oui je n'avais vu qu'un modèle en vidéo). Pas dégueulasse dis donc, ce serait presque beau et agréable même ! Je m'étonne d'avoir autant le moral, quand tout à coup, soudain, brusquement, le bonhomme s'écrit :
"Putain EDF a coupé le compteur, quelle bande de gros enculés ! "
Bon d'accord il ne l'a pas dit comme ça, mais je trouve que ça donne du caractère au personnage!
"Je vais vous donner leur putain d'numéro, il faudra appeler ces connards pour leur demander de venir remettre cette électricité de merde !"
Me voilà bien triste mes chers lecteurs, imaginez donc le désappointement de votre humble serviteur quand il apprend de la bouche de sa mère (oui appeler EDF d'un potable ça douille ! ) qu'il passeront seulement jeudi après-midi, soit trois jours plus tard!
"Et mon pc alors? La batterie ne tiendra pas plus de deux heures ! Et internet?!! Et La nourriture?!!! Et Jérôme Kerviel?!!!!"
Je vous épargne le passage du moral au plus bas pour vous mener à l'épisode où il remonte un peu. Le gardien revient une heure plus tard et me donne les clefs d'un studio libre pour que je puisse "manger, me laver et passer un peu de temps le soir". Le soir venu (vous avez noté la transition?), je m'installe dans cet appartement et branche mon modem loué juste avant ; un tout petit appareil pas plus grand qu'une gameboy pocket et qui vous fourni une petite connexion pas dégueulasse du tout pour une euro par mois. En fait d'un modem, il s'agit plutôt d'un kit de survie du geek en milieu hostile, c'est à dire en société (exactement ce dont j'avais besoin).
La journée se termine donc par la création de ce blog, et je vais me coucher à 23h dans un studio plongé dans la pénombre, et entamer une petite déprime d'une heure qui me plonge
dans les bras de "Morphéus et coutumes", après une journée si fatigante !

L'accent niçois est bien plus prononcé que l'accent toulousain. par contre j'ai pas capté ce qu'il venait foutre ici jérome kerviel.
RépondreSupprimerj'adore cette petite fleur
RépondreSupprimerBah c'est de l'humour, j'adore l'absurdité, ça suit un flot de questions, c'est une grosse connerie en soit. Pis c'est vrai merde, qu'est ce qui devient Jérôme Kerviel? C'est quoi cette fleur? Ça vient de la config du blog?
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